Gouvernement /
ministère de l’éducation

Les gouvernements des pays partenaires jouent un rôle essentiel au sein du GPE, tant au niveau mondial, par leur représentation au sein des groupes constitutifs du Conseil d’administration, qu’au niveau national, en tant que principaux décideurs et bailleurs de fonds des systèmes éducatifs.

Le GPE accorde une attention particulière à l’importance du leadership gouvernemental et du dialogue sectoriel inclusif et consultatif. Les efforts coordonnés de toutes les parties prenantes aident à transformer de manière significative l’éducation et à assurer à tous les enfants une éducation de qualité.

Les financements du GPE s’avèrent être d’une grande utilité pour les pays partenaires et peuvent avoir un impact encore plus important si l’aspect Partenariat du GPE est valablement mis à profit.

« Le GPE réunit le partenariat et favorise le dialogue et le soutien autour de la stratégie sectorielle. Le soutien fourni par les partenaires a été mieux aligné. Le GPE enseigne que nous ne devons laisser personne de côté dans le dialogue politique. Je crois que les conseils techniques que ces groupes apportent sont aussi importants (parfois même essentiels) que le soutien financier apporté par les partenaires et les autres. »

Marcellus Albertin Chef, Unité de réforme de l’éducation de l’OECO, l’Organisation des États des Caraïbes orientales
« Je pourrai dire que la marque de fabrique du GPE et le fait de donner une impulsion à ce mouvement qui vise à réunir les acteurs locaux de l’éducation, notamment la société civile dans un dialogue permanent pour l’éducation, est tout à fait approprié. »
Nesmy Manigat Président du comité de gouvernance et d’éthique, GPE

Comment les pays partenaires du GPE contribuent-ils à un partenariat efficace ?

Les gouvernements des pays partenaires, par le biais de leurs ministères de l’Éducation, sont au cœur du travail du GPE au niveau national. Ils sont les principaux décideurs et bailleurs de fonds de leurs systèmes éducatifs.

Les partenaires gouvernementaux qui ont une bonne compréhension de l’aspect partenariat du GPE, ainsi que de ses processus et mécanismes, ont usé de leur engagement auprès du GPE pour renforcer la collaboration entre les acteurs du secteur de l’éducation, la mobilisation des ressources et la mise en œuvre des programmes.

La structure des groupes constitutifs du GPE est d’une grance importance pour les pays partenaires. Un cadre de dialogue dynamique s’est développé au fil des ans et a contribué à établir des relations et des possibilités d’apprentissage entre les pays.

Comment l’aide du GPE renforce-t-elle les systèmes éducatifs dans les pays partenaires ?

Le GPE reconnaît qu’une aide au développement de l’éducation fragmentée et octroyée sous forme de projets est inefficace.

L’approche du GPE peut contribuer à améliorer la collaboration des pays partenaires avec les bailleurs de fonds et d’autres partenaires. Ceci lui assurerait également d’être mieux alignée sur les priorités nationales et d’avoir un impact plus durable.

Le GPE cherche à encourager et soutenir un dialogue politique harmonisé et un appui aligné des bailleurs de fonds.

Il le fait de multiples manières, notamment en exigeant que ses financements soient alignés sur les plans sectoriels du gouvernement et débattus et approuvés au sein d’un groupe local des partenaires de l’éducation dirigé par le gouvernement.

Ce groupe devrait par ailleurs être impliqués dans toutes les étapes du cycle de planification de l’éducation réunissant, quant à eux, des partenaires bilatéraux, des organisations multilatérales, des organisations d’enseignants, la société civile, des partenaires et fondations du secteur privé engagés dans le secteur de l’éducation.

Le groupe local des partenaires de l’éducation étant essentiel à l’efficacité de son approche, le GPE lui fournit les outils, conseils et données probantes qui lui sont essentielles, tout en cherchant à fournir des informations sur les bonnes pratiques qui peuvent être partagées entre les pays.

Responsabilités des pays partenaires

En 2019, le Conseil d’administration du GPE a adopté une matrice de responsabilité qui clarifie ce que l’on attend des différentes parties prenantes du GPE pour permettre au partenariat de réaliser sa vision et ses objectifs.

Le pacte du GPE, défini dans la Charte du GPE, établit un lien entre le soutien harmonisé et mieux aligné des bailleurs de fonds à l’éducation et les performances politiques et responsabilités des pays partenaires du GPE en termes de résultats.

Les pays qui bénéficient des financements du GPE sont responsables devant le Conseil d’administration du GPE et les membres du groupe local des partenaires de l’éducation.

Rôle des pays partenaires dans la pratique

Bien que les financements du GPE soient souvent ciblés au niveau des pays, leurs processus sont censés avoir un impact au-delà du seul financement.

Les processus du GPE devraient mener à des systèmes éducatifs fondés sur des données factuelles et sensibles au genre, sur la base d’un dialogue politique inclusif et un soutien aligné des donateurs, tout en mettant l’accent sur les groupes vulnérables et marginalisés de la société.

Les raisons évoquées ci-dessus sont quelques-unes pour lesquelles les financements du GPE impliquent des exigences et des processus qui rassemblent les groupes locaux des partenaires de l’éducation tant pour l’analyse que pour la planification et le suivi du secteur. Toutefois, ces processus prennent du temps et peuvent être difficiles.

Comprendre la valeur attendue des exigences et processus du GPE peut aider le gouvernement et les partenaires des groupes locaux des partenaires de l’éducation à les intégrer dans les mécanismes de dialogue politique en cours d’une manière qui contribue à l’agenda politique global et aux progrès du secteur, sans que cela n’engendre des coûts de transaction excessifs.